Jeudi 1 mars 2007 4 01 /03 /Mars /2007 13:13

Comme un fragment, elle revient. Le bruit de la brosse dans ses cheveux.  La nuit, une lumière diaphane : un clair de lune peut-être. Elle est loin. Lumineuse et pâle. Magnétique. Comme une fée ensorcelante. Une sorcière aimable. Elle est tranquille et rassurante. Sereine. Tout de même, elle a cette teinte légèrement fiévreuse, ses yeux de feu. Il y a une menace dans la sérénité. Un charme envoutant, c’est toujours un piège. Elle est fascinante comme une araignée de soie.

Je me souviens. De ses yeux embués. De son sexe humide. De ses seins durs. Caresse de pierre, marbre érotique. Sa langue qui fondait comme caramel à l’absinthe. La fièvre. Sa fièvre. Notre fièvre.

Les crissements de nos peaux, les fusions de nos regards, les étreintes de nos bras. Je me souviens, alangui, les yeux dans la brume de ces lointains.

C’est le point de fuite dans le tableau de mes souvenirs. C’est un point d’avenir aussi. Un port du passé, une destination du futur… Entre les deux, je suis suspendu dans le brouillard.

 

A bientôt, petite.

 

Nous nous reverrons. Il faut compléter l’aventure. Fixer les souvenirs en les vivant à nouveau. Augmenter l’intensité. Se perdre en s’embrassant, se fondre l’un dans l’autre. Continuer le combat érotique jusqu’à l’amour.

 

Fascine-moi, encore, ô Lily Dale !

Par PB - Publié dans : Souvenirs inventés
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Jeudi 1 mars 2007 4 01 /03 /Mars /2007 12:30

Souvent, elle est rebelle, elle a des accents sauvages, l'indiscipline. Elle a partie liée avec l'effronterie et la rebellion. Cependant, parfois, elle est juste un chemin courbe. Un chemin qui dévie des grandes routes droites. Une manière de faire un pas de côté, d'aller voir ailleurs.

C'est plus fort que moi, je suis indiscipliné. Ce qui m'intéresse, c'est toujours le chemin d'à côté. Celui que bordent buissons et ronces. Celui qui fait qu'on se perd, qu'on ne va pas vraiment où l'on veut, mais où le chemin nous mène. Dans les broussailles, j'aime regarder les pattes poétiques de l'araignée légère qui tisse sa toile mortifère. Je rêve avec les coccinelles de moments aériens. Mon regard est emporté par le zig zag des libellules. Et dans les ronces, je picore, enfant émerveillé, les mûres sauvages et douces.

Alors, forcément, cela me joue parfois des tours. Celà fait aussi que je m'absente, ô parfois si longtemps de ce blog.

Je remercie mes lecteurs de leur aimable fidélité.

Par PB - Publié dans : A propos de ce blog
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